Bretagne : Douarnenez lance un Pass pour aider le commerce de proximité et l’artisanat local

En Bretagne, Douarnenez lance un nouveau dispositif financier pour aider les commerces de proximité et les artisanats locaux : cette aide doit permettre la modernisation des petites entreprises et faciliter la reprise d’activité.

Aider le commerce de proximité et l’artisanat local

Voilà déjà quelques années que de nombreuses villes moyennes subissent la fermeture et la désaffection de leurs commerces en centre-ville. Pourtant, ce commerce de proximité est essentiel pour le dynamisme et l’attractivité de la commune, et fait partie des éléments déterminants pour les habitants qui reconnaissent son importance pour le lien social et la vie de quartier qu’il génère. L’artisanat, quant à lui, assure l’attractivité de l’économie locale.

Pour accompagner ces deux secteurs fragiles et pourtant primordiaux pour le bien-être d’une commune, de plus en plus de collectivités locales n’hésitent pas à aider et à accompagner directement les entreprises, situées sur leur territoire, qui en ont besoin. C’est le cas de la communauté des communes du Douarnenez, en Bretagne, qui a décidé d’accorder une aide financière pour les entreprises et les commerces locaux : cela concerne aussi bien la reprise d’activité, pour encourager des repreneurs, que la modernisation des entreprises.

Un Pass Commerce et Artisanat

Ainsi, les très petites entreprises (TPE) peuvent désormais bénéficier du soutien financier de la communauté des communes du Douarnenez et du Conseil régional de Bretagne. En effet, depuis le 1er janvier 2019, les TPE qui souhaitent investir peuvent obtenir une subvention à travers le « Pass Commerce & Artisanat ». L’aide financière peut aller « jusqu’à 30% du montant des investissements, plafonné à 25.000€ HT. » L’objectif affiché est de dynamiser l’activité économique des TPE (commerces et artisans) dans les communes du Pays de Douarnenez et d’« aider à la modernisation du commerce indépendant et de l’artisanat. »

Pour Marc Raher, vice-président de Douarnenez Communauté chargé de l’économie interrogé par Le Télégramme, cette modernisation passera surtout par des travaux de rénovation : « Nous savions que pas mal de gens allaient vite avoir besoin de réaliser des aménagements, je pense par exemple aux commerçants du Rosmeur. Alors nous avons cherché la solution la plus adaptée, ce n’était pas simple ».

Une liste de bénéficiaires définie

La liste des possibles bénéficiaires est strictement définie : ce sont les entreprises commerciales et artisanales indépendantes qui ont 7 salariés au maximum en CDI et dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 1 million d’euros HT. Bien évidemment, les entreprises commerciales et artisanales doivent être localisées dans les périmètres d’éligibilité situés sur le territoire de la communauté des communes. Les services et les commerces de proximité comme les cafés-tabac, les restaurants, les supérettes, les bouchers, les boulangers, les coiffeurs, etc. peuvent donc obtenir cette aide. Les entreprises du bâtiment (peintre, carreleur, etc.) ou de la fabrication (céramiste, ébéniste, graveur…) peuvent également en faire la demande.

En revanche, les autres secteurs sont exclus du dispositif : ce sont les banques et les assurances, le commerce de gros, les agences prestataires de services comme les agences immobilières ou les agences de voyage, le secteur médical et paramédical, les professions libérales, etc.

Un signal fort pour le commerce local

Pour mener à bien cet objectif, Douarnenez Communauté a prévu une enveloppe budgétaire de 100.000 euros pour cette année 2019, comme le confirme Marc Raher, toujours dans Le Télégramme : « Dans le détail, 25.000 € sont dédiés à la création et à la reprise d’entreprise, et 75.000 € pour leur modernisation ou leur extension. » Grâce à cet effort financier, il espère ainsi contribuer au soutien de l’économie locale : « C’est de l’argent injecté directement dans l’activité. Je pense que c’est un signal fort pour le maintien voire le développement du commerce sur le territoire. »

Selon lui, l’essentiel était surtout de faciliter la reprise d’entreprise, un enjeu déterminant pour le futur : « Il y a l’aspect modernisation mais nous pensons aussi à la transmission d’entreprise. Nous allons avoir un souci dans les prochaines années et le Pass peut faciliter certaines reprises, voire inciter d’autres à se lancer. » Preuve de son succès, 5 personnes ont déjà déposé un dossier pour obtenir le Pass. Et la région, comme la communauté des communes envisagent de prolonger cette opération pour les années 2020 et 2021.

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