Cercle bleu : les communes s’engagent en faveur du don d’organes

Des communes, en partenariat avec l’association Cercle Bleu, installent des panneaux de signalisation qui incitent la population à se positionner sur le don d’organes.

Des panneaux pour le don d’organes

Vous avez peut-être déjà aperçu un panneau « Cercle Bleu » à l’entrée d’un village ou sur une route. Ils sont, en effet, de plus en plus présents. Adoptés par de nombreuses communes, ils ont pour objectif de sensibiliser la population autour de la question du prélèvement d’organes, mais pas uniquement. Le principe est simple et civique : ces panneaux de signalisation invitent « le conducteur à réduire sa vitesse, car ce mouvement est d’abord partenaire de la «Sécurité routière» du Ministère de l’Intérieur », ils rappellent « à tout citoyen son devoir civique de participer aux élections » et, surtout, ils invitent les conducteurs à se positionner par rapport aux dons d’organes.

Ainsi, cette initiative souhaite inciter le plus de monde à enregistrer son positionnement (pour ou contre) par rapport au prélèvement d’organes, auprès des autorités. Actuellement, malgré une première campagne de sensibilisation, seule 10 % de la population française a donné son avis.

Un « chemin de Saint-Jacques du civisme »

L’avantage de mettre en place ce dispositif, outre son faible coût, est qu’il touche directement les personnes concernées. C’est l’une des raisons qui a incité les élus de Denguin a adopté ce panneau de signalisation comme le rapporte Sud-Ouest : « Tous les élus ont voté à l’unanimité la pose des panneaux, conscients que la D117 voit passer quotidiennement 12.000 véhicules. »

C’est l’association Cercle Bleu qui est à l’origine de ce dispositif. Elle multiplie les initiatives pour sensibiliser l’opinion sur cette question, tout en respectant les choix de chacun : l’association rappelle qu’il faut accepter chaque positionnement, qu’il soit pour ou contre. Petit à petit, un véritable réseau de panneaux s’est mis en place. Aujourd’hui, c’est plus de 300 communes qui ont décidé de participer à cette initiative : « L’ensemble des panneaux « Cercle Bleu » placés à l’entrée des communes signale un « Chemin de Saint-Jacques du civisme ». En tout « 2.000 km de ces chemins constituent déjà un lien pour le « Cercle Bleu des Cités » qui ne demande qu’à se développer. »

Le don d’organe, un besoin constant

En France, « la transplantation d’organes repose aujourd’hui sur trois grands principes : le consentement du donneur, l’anonymat et la gratuité du don. Les dernières évolutions législatives ont clarifié le statut du donneur. » Se positionner officiellement permet d’éviter une potentielle situation délicate : « en cas d’accident de la route, le Corps médical est obligé de mener une enquête auprès des familles – déjà traumatisées par le deuil – pour savoir si la personne était ou non favorable au prélèvement d’organes. »

Grâce aux prélèvements, l’association rappelle qu’en 2017, « 6.105 greffes ont été réalisées à partir de donneurs décédés, mais aussi de donneurs vivants. Dans le même temps, 16.413 personnes étaient encore inscrites en liste d’attente. » Malheureusement, les dons restent insuffisants et « malgré les efforts constants pour promouvoir le prélèvement et la greffe, cette activité se caractérise toujours par une situation de pénurie : 552 patients sont décédés en 2016, faute d’avoir pu être greffés. »

Qu’est-ce que le Cercle Bleu ?

Fondée en 1991, l’association Cercle Bleu vise à « contribuer au développement des transplantations et du don d’organes mais dans le respect des convictions et consciences de chacun, par une démarche non-moralisante et sans insistance de mauvais aloi. » Le Cercle Bleu s’appuie « sur un pragmatisme associatif forgé sur le terrain au contact direct des citoyens et des collectivités, grâce à la mise en place de supports de communication visuels porteur du message qui sont à la fois symboliques, simples et accessibles par toute personne. Le Cercle Bleu encourage ainsi les Français à enregistrer leur choix face au don d’organes, quel qu’il soit, sans moralisation ni culpabilisation. »

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