Vie d’élu.e : élection 2020 une échéance qui me paraît encore loin

Marie-Jo est adjointe au maire dans une commune de 10.000 habitants. Elle évoque dans cet article de nombreuses réflexions : ses doutes, son avenir, son engagement. Parmi ses questionnements, la prochaine échéance électorale communale : mars 2020.

Se présenter ou ne pas se présenter, telle est la question

Comme beaucoup, je me pose souvent la question de mon avenir électoral. Au-delà de savoir si je vais être élue, je m’interroge pour savoir si je veux l’être. Beaucoup me demandent de me positionner et le candidat en tête de liste est « sorti du bois »… mais moi je ne sais pas.

Je suis dans ce qu’on appelle le creux de la vague : je me lasse, j’ai la sensation de toujours refaire la même chose et ne me sens plus motivée. Par ailleurs, je ne suis pas sûre de pouvoir continuer à vivre ma vie avec passion sans cet engagement. J’ai beaucoup trop de questions en moi pour réussir à prendre une décision dès aujourd’hui.

Après en avoir parlé autour de moi, je veux me laisser deux mois de réflexion, mais la réponse ne viendra certainement pas seule, alors comment faire ce choix ?

Se concentrer sur le mandat actuel

Parce qu’au fond, 2020 c’est proche, mais c’est loin ! J’ai souvent l’impression d’être une girouette de bateau qui se désoriente à la première rafale : une fois je suis sûre de moi, une fois je ne sais plus rien. Moi qui n’ai pas l’habitude de changer d’avis au gré du vent, cette situation me perturbe.

Alors pour échapper à ces interrogations, je me concentre sur le mandat actuel : les enjeux, les problématiques du moment, l’ouverture des restaurants, des boutiques… J’essaie d’occuper mon esprit. Mais cela ne règle pas mes interrogations, ça me permet, au moins, de me concentrer sur ma délégation.

Essayer d’imaginer l’avenir

Toutes ces questions paraissent étrangement futiles et pourtant elles rythment mes journées. Ce type d’engagement est tellement fort qu’il ne laisse jamais indifférent et « change une vie », du moins, c’est comme ça que je le vis. Parfois, je me dis que mon identité risque de changer sans cela, serais-je moins heureuse ? Moins passionnée ? Vais-je m’ennuyer ?

Car au fond, être élue définit une partie de mon identité : un engagement comme celui-là ne laisse jamais indifférent. C’est une image qu’on s’impose et qu’on renvoie aux autres, une sorte de qualificatif qui, à son énonciation, explique beaucoup de chose. Peut-être que ma crainte est de ne plus savoir qui je serai si j’y renonce, mais au fond, est-ce une mauvaise chose ?

Quoi qu’il en soit, ce niveau de questionnement est nécessaire pour faire un choix. Je ne veux pas que mon implication soit le résultat d’une évidence que les autres ont pensée pour moi. Je ne veux pas dire oui par facilité ou refuser par contradiction, je veux prendre cette décision pour moi afin de servir le bien commun. Et ce choix, ne se fait pas sans hésitation…

2 COMMENTAIRES

  1. Bonjour
    Moi j ai beaucoup réfléchi et j ai décidé de me présenter comme tête de liste je suis adjointe aux affaires scolaires
    Le maire veux attendre le 1 janvier pour dire sa position je lui ai proposé de venir sur la liste

  2. Je suis dans le même cas. Adjointe dans une commune de moins de 3000 habitants et en plein doute sur le fait de savoir si je vais me représenter ou pas.
    Parfois je pense que c’est vraiment ce que je veux et d’autres fois pas du tout. C’est vrai que souvent nous sommes en tant que femme, cantonnées à des tâches répétitives et pas toujours très intéressantes. Je me laisse jusqu’à la fin de l’année pour me décider.

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