Avoir de la répartie : les 3 conseils à connaître

Être élu.e c’est faire face à un nombre de public très large : du citoyen aux associations, des commerçants aux autres élu.e.s du territoire, les échanges sont très variés. Toutes ces situations supposent que vous sachiez répondre. Mais l’art de la répartie demande un peu d’entraînement. Voici trois conseils à connaître.

N’oubliez surtout pas vos qualités

Vous n’êtes pas à cette place par hasard. Que l’on soit « venu.e vous chercher » ou que vous vous soyez présenté.e pour rejoindre une liste, vos qualités ont été reconnues car vous êtes aujourd’hui élu.e. C’est l’une des bases les plus importantes à ne pas perdre de vue.

Dans le cas d’une situation qui pourrait être hostile ou sur un dossier difficile, anticipez les attaques et répondez-y. En face de chaque reproche associez-y une qualité qui vous permettra de rebondir et ne pas vous laissez déstabiliser. Si ces attaques arrivent lors d’une réunion, n’hésitez pas à faire la liste de ce qui est reproché afin, là aussi, d’opposer une qualité qui vous servira pour répondre.

Par exemple, si on vous reproche un manque de concertation, parlez des enquêtes publiques qui ont pu être menées ; un manque de travail parlez de votre implication souterraine qui ne se fait pas aux yeux de tous, etc.

Pour être au clair avec les réponses que vous allez apporter, faites-le sur une feuille avec la liste des défauts VS la liste des qualités. Quelque chose de très visuel que vous analyserez en un coup d’œil. Quoi qu’il arrive, vos qualités sont les vôtres, personne ne peut les contester. En avoir conscience vous permettra de répondre avec plus de conviction et de croire en votre travail.

Ne laissez rien passer

Il peut arriver que vous soyez face à des situations particulièrement choquantes et que vous en perdiez vos mots. Une réflexion sexiste ou une remarque tout à fait inappropriée arrive très vite et nous pouvons regretter de ne pas avoir agi. Dans une situation comme celle-ci, ne laissez rien passer.

Si la colère monte en vous en très peu de temps c’est qu’une de vos valeurs a été touchée. Ne laissez pas cette remarque sans réponse au risque de vous en vouloir.

Pour cela, et si vous n’avez pas de suite la réponse à ces propos, gagnez du temps : reformulez, contextualisez, interpellez l’auteur de la remarque. Vous pouvez vous appuyer sur des chiffres, des faits, des expériences vécues (par vous ou bien par certain.e.s de vos administré.e.s). Répéter à voix haute et appuyer sur les faits ne seront que plus impactants pour le public. Les quelques secondes que vous aurez gagnées en répétant vous permettront de souffler avant de répondre et ne pas perdre votre sang froid.

Comprenez la situation

Dans toute attaque, la personne qui est « la victime », celle qui est visée par l’objection, a trois choix. Se défendre, se taire, répondre avec une excuse qui lui sera ensuite reprochée. Evidemment, au moment de l’attaque, il n’est pas aisé de conscientiser ces trois approches. Cependant, vous pouvez avoir un avis sur le reproche.

Êtes-vous d’accord avec les propos avancés ? Un reproche constructif peut exister, l’agression, elle, n’est pas recevable. Sachez récupérer ce qui vous fera grandir et mettre de côté le reste. L’attaquant peut se baser sur une vérité, à vous de voir dans quelle mesure elle est ou n’est pas viable.

C’est ici que l’idée de prendre de la distance avec la situation que vous vivez est appropriée. Plus facile à dire qu’à faire, c’est un fait. Mais avoir conscience qu’une situation d’attaque est vécue souvent avec douleur vous permettra petit à petit de visualiser ce moment pour mieux souffler avant de prendre la parole… et répondre.

Pour aller plus loin…

Pour avoir la « bonne » répartie, il faut avant tout garder son calme, savoir prendre de la distance avec la situation et avoir confiance en soi. Quelques techniques peuvent aider à garder le contrôle et réfléchir avant de répondre, alors n’hésitez pas à les utiliser.

Vous aussi, exprimez-vous !

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