Dévalorisées et exploitées, des religieuses dénoncent la condition des femmes au Vatican

Au sein même du Vatican, les religieuses se heurtent à l’ingratitude et au manque de reconnaissance de leurs supérieurs masculins, preuve que la question de l’égalité entre les femmes et les hommes concerne l’ensemble de la société et qu’on y retrouve souvent les mêmes problématiques. Des conditions que trois sœurs, Marie, Paule et Cécile, ont voulu dénoncé dans Femmes Eglise Monde, un magazine de presse distribué avec L’Ossevatore Romano, l’organe officiel du Vatican.

Elles évoquent les journées éprouvantes des religieuses qui « se lèvent à l’aube pour préparer le petit déjeuner et vont dormir une fois que le dîner a été servi, la maison mise en ordre, le linge lavé et repassé…  » Car ce sont presque systématiquement des femmes qui accomplissent les tâches domestiques, pour un travail qui sort de toute réglementation légal : « les sœurs n’ont pas d’horaires précis et réglementés, comme dans le monde laïc, et leur rétribution financière est aléatoire, souvent très modeste ».

Les trois bonnes sœurs condamnent aussi la forte hiérarchie masculine, et l’absence de perspective pour les religieuses car elles ne doivent pas « être orgueilleuses« . Bien souvent, elles ne sont pas reconnues à leur juste valeur : « Je connais des religieuses qui sont docteurs en théologie et qui ont été envoyées du jour au lendemain faire la cuisine ou la lessive ». Un problème loin d’être anodin car « derrière tout cela se cache l’idée qu’une femme vaut moins qu’un homme, et en particulier dans l’Église catholique, qu’un prêtre est tout et une nonne rien ».

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